Le SNAFAM, le Syndicat professionnel National de la Filière Armurière
Les conditions générales
de vente
Vente d’armes neuves ou d’occasion : comment sécuriser ses CGV et gérer les demandes de retour, d’échange ou de remboursement ?
Lorsqu’un client rencontre un problème avec une arme ou un autre article, la réponse de l’armurier dépend de la nature de la vente, du motif invoqué et du caractère neuf ou d’occasion du produit.
Les conditions générales de vente permettent d’organiser précisément le service après-vente et de prévenir de nombreux litiges. Elles ne peuvent cependant pas écarter les droits impératifs du consommateur.
Une mention générale telle que « ni repris, ni échangé, ni remboursé » ne peut donc pas être appliquée lorsqu’un client exerce un droit légal, notamment la garantie légale de conformité, la garantie des vices cachés ou, dans le cadre d’une vente à distance, son droit de rétractation.
1. Commencer par identifier la situation
Avant de répondre au client, l’armurier doit déterminer si la demande concerne :
- un simple changement d’avis après un achat en magasin ;
- l’exercice du droit de rétractation après un achat à distance ;
- un défaut relevant de la garantie légale de conformité ;
- un éventuel vice caché ;
- ou une garantie commerciale volontairement accordée par le vendeur ou le fabricant.
Ces situations ne donnent pas les mêmes droits au consommateur et ne permettent pas toujours au commerçant de choisir librement entre réparation, échange, remboursement ou avoir.
2. Achat en magasin : le changement d’avis du client
Lorsqu’un produit a été acheté directement dans l’armurerie, qu’il est conforme et ne présente aucun défaut, le consommateur ne bénéficie pas d’un droit légal général au remboursement ou à l’échange.
L’armurier peut alors librement décider :
- de refuser la reprise ;
- d’accepter un échange ;
- de proposer un avoir ;
- ou d’effectuer un remboursement à titre commercial.
Cette politique doit être clairement annoncée dans les CGV et, si possible, en magasin.
Exemple de clause
Hors exercice d’un droit légal, notamment au titre de la garantie légale de conformité ou de la garantie des vices cachés, les articles achetés directement en magasin ne sont ni repris ni échangés.
Tout échange, avoir ou remboursement éventuellement accordé par le vendeur en l’absence de défaut constitue un geste commercial facultatif. Les conditions et la durée de validité d’un éventuel avoir seront précisées au client lors de son émission.
Cette clause ne peut pas être opposée à un client qui invoque valablement une garantie légale.
3. Achat à distance : le droit de rétractation
Lorsqu’un consommateur achète une arme ou un autre article en ligne ou, plus généralement, dans le cadre d’un contrat conclu à distance, il bénéficie en principe d’un délai de 14 jours à compter de la réception du bien pour exercer son droit de rétractation.
Les armes ne sont pas exclues, en tant que telles, du droit de rétractation.
Une exception peut notamment concerner un article véritablement confectionné selon les spécifications du consommateur ou nettement personnalisé. Le seul fait de commander une référence ou un calibre proposé dans le catalogue du vendeur ne suffit pas nécessairement à caractériser une personnalisation.
Lorsque le droit de rétractation est applicable :
- le client n’a pas à justifier sa décision ;
- l’armurier ne peut pas imposer un avoir ;
- le remboursement doit comprendre le prix payé et les frais de livraison standard ;
- le remboursement doit utiliser le même moyen de paiement, sauf accord exprès du client pour une autre modalité ;
- les frais directs de retour peuvent être mis à la charge du client si celui-ci en a été clairement informé avant la commande ;
- le vendeur peut différer le remboursement jusqu’à la récupération du bien ou jusqu’à la réception d’une preuve de son expédition.
Le consommateur peut être tenu responsable de la dépréciation du produit lorsqu’il l’a manipulé au-delà de ce qui était nécessaire pour en vérifier la nature, les caractéristiques et le bon fonctionnement.
Dans le cas d’une arme, la réalisation de tirs après la livraison est susceptible, suivant les circonstances, de provoquer une dépréciation. Il est toutefois déconseillé de prévoir qu’une arme ayant tiré ne sera jamais reprise ou remboursée. L’existence et le montant de la dépréciation doivent pouvoir être appréciés et justifiés au cas par cas.
Exemple de clause
Pour les contrats conclus à distance, le consommateur dispose d’un délai de 14 jours à compter de la réception du bien pour exercer son droit de rétractation, sans avoir à motiver sa décision.
En raison de la nature réglementée des armes, éléments d’arme et munitions, le client doit contacter le vendeur avant toute expédition afin d’organiser le retour dans le respect des règles de sécurité, de transport, de détention et de traçabilité applicables. Cette procédure n’a ni pour objet ni pour effet de réduire ou de subordonner le droit légal de rétractation.
Le consommateur répond uniquement de la dépréciation résultant de manipulations autres que celles nécessaires pour établir la nature, les caractéristiques et le bon fonctionnement du bien. Toute retenue éventuelle sera individualisée et justifiée par le vendeur.
Un numéro ou un accord de retour peut être utilisé pour organiser la logistique et la sécurité. Son absence ne doit cependant pas entraîner automatiquement la perte du droit de rétractation.
4. Produit défectueux : la garantie légale de conformité
Lorsqu’un produit présente un défaut de conformité, l’armurier vendeur est l’interlocuteur du consommateur.
Il ne peut pas renvoyer systématiquement le client vers le fabricant, l’importateur ou le service après-vente de la marque. Il peut naturellement se retourner ensuite contre son propre fournisseur, mais cette démarche ne doit pas priver le consommateur de ses droits envers le vendeur.
La garantie légale de conformité couvre notamment un bien qui :
- ne correspond pas à la description ou aux caractéristiques annoncées ;
- n’est pas propre à l’usage habituellement attendu d’un bien du même type ;
- ne présente pas les qualités légitimement attendues, notamment en matière de fonctionnalité, de durabilité ou de sécurité ;
- n’est pas accompagné des accessoires ou instructions prévus au contrat ;
- ou ne correspond pas à l’usage particulier accepté par le vendeur lors de la commande.
5. Réparation, remplacement, remboursement ou avoir ?
En cas de défaut de conformité, le consommateur a d’abord droit à la mise en conformité du produit par réparation ou remplacement.
Le consommateur choisit en principe entre ces deux solutions. L’armurier peut écarter le choix demandé lorsque celui-ci est impossible ou entraîne des coûts disproportionnés, notamment au regard de la valeur du bien, de l’importance du défaut et de la possibilité d’appliquer l’autre solution sans inconvénient majeur pour le client.
Tout refus doit être motivé par écrit ou sur un autre support durable.
La mise en conformité doit intervenir :
- sans frais pour le consommateur ;
- dans un délai raisonnable ne pouvant pas dépasser 30 jours suivant sa demande ;
- et sans inconvénient majeur pour lui.
Le consommateur peut obtenir une réduction du prix ou la résolution de la vente, avec remboursement, notamment lorsque :
- le vendeur refuse toute mise en conformité ;
- la réparation et le remplacement sont impossibles ;
- la mise en conformité dépasse 30 jours ;
- elle occasionne un inconvénient majeur ;
- le défaut persiste malgré une tentative de réparation ;
- ou le défaut est suffisamment grave pour justifier une réduction du prix ou une résolution immédiate.
La résolution de la vente n’est toutefois pas ouverte lorsque le défaut est mineur. Il appartient alors au vendeur de démontrer le caractère mineur du défaut.
Lorsqu’un remboursement est légalement dû, l’armurier ne peut pas imposer un avoir. L’avoir ne peut être proposé qu’en dehors d’une obligation légale de remboursement ou s’il est librement accepté par le consommateur.
La réparation effectuée au titre de la garantie légale de conformité prolonge celle-ci de six mois. Lorsque le consommateur avait choisi la réparation, mais que le vendeur procède finalement au remplacement faute d’avoir mis en œuvre cette réparation, un nouveau délai de garantie légale court à compter de la délivrance du produit de remplacement.
6. Produit neuf et produit d’occasion : quelle différence ?
La garantie légale de conformité s’applique pendant deux ans à compter de la délivrance du bien, qu’il soit neuf ou d’occasion.
La différence principale porte sur la présomption selon laquelle le défaut existait déjà au moment de la délivrance :
|
Nature du produit |
Durée de la garantie légale |
Présomption d’antériorité du défaut |
|
Produit neuf |
2 ans |
24 mois |
|
Produit d’occasion |
2 ans |
12 mois |
Pour un produit neuf, un défaut apparaissant dans les 24 mois suivant la délivrance est donc présumé avoir existé lors de celle-ci, sauf preuve contraire ou incompatibilité avec la nature du bien ou du défaut.
Pour un produit d’occasion, cette présomption est limitée aux 12 premiers mois. Le consommateur conserve néanmoins le bénéfice de la garantie légale pendant deux ans.
Il ne faut donc pas écrire dans les CGV :
« Les armes d’occasion sont garanties 12 mois. »
La formulation suivante est préférable :
Les armes et autres biens d’occasion bénéficient de la garantie légale de conformité pendant deux ans à compter de leur délivrance. Pour les biens d’occasion, les défauts apparaissant dans les 12 mois suivant la délivrance sont, sauf preuve contraire, présumés exister au moment de celle-ci.
7. Sécuriser la vente d’une arme d’occasion
Une mention générale telle que « arme vendue en l’état » ne suffit pas à écarter les garanties légales.
Pour limiter les contestations, l’armurier doit décrire aussi précisément que possible l’état réel de l’arme dans la fiche produit, le bon de commande ou une fiche d’état annexée à la vente.
Il est recommandé de mentionner :
- la marque, le modèle, le calibre et le numéro de série ;
- la catégorie réglementaire ;
- l’année ou la période estimée de fabrication, si elle est connue ;
- l’état général de l’arme et du canon ;
- les traces d’usure, rayures, piqûres ou phénomènes de corrosion visibles ;
- les réparations ou transformations connues ;
- les pièces qui ne sont pas d’origine ;
- les accessoires effectivement fournis ;
- les contrôles de fonctionnement réalisés ;
- l’éventuel passage au banc d’épreuve ;
- les défauts identifiés ;
- des photographies datées ;
- et, lorsque l’information est connue et suffisamment fiable, une estimation du nombre de coups tirés.
Lorsqu’une caractéristique particulière s’écarte de ce qui est normalement attendu, le consommateur doit en être spécifiquement informé et l’accepter expressément et séparément au moment de la vente.
Exemple de mention particulière
Le client reconnaît avoir été spécifiquement informé des caractéristiques et défauts apparents suivants : [description précise].
Il accepte expressément et séparément ces écarts, qui ont été pris en compte dans la description et dans le prix du bien.
Cette acceptation ne peut pas couvrir un défaut différent, non signalé lors de la vente, ni un défaut affectant la sécurité ou l’aptitude normale de l’arme à son usage.
8. Dommages causés après la délivrance
La garantie légale de conformité ne couvre pas les dommages qui ne résultent pas d’un défaut existant lors de la délivrance.
Les CGV peuvent ainsi préciser que la garantie ne couvre pas les dommages résultant notamment :
- d’une utilisation non conforme à la destination ou aux instructions du produit ;
- d’une modification ou d’une intervention non autorisée ;
- d’un défaut d’entretien ;
- d’un accident ou d’un choc postérieur à la vente ;
- de l’utilisation de munitions incompatibles ou non conformes aux spécifications de l’arme.
Ces exclusions ne doivent pas être appliquées automatiquement. L’armurier doit être en mesure d’établir que la cause invoquée est postérieure à la délivrance et qu’elle est bien à l’origine du dommage constaté.
9. La garantie des vices cachés
La garantie des vices cachés s’applique en complément de la garantie légale de conformité.
Elle concerne un défaut :
- non apparent lors de la vente ;
- existant au moment de l’acquisition ;
- et suffisamment grave pour rendre le produit impropre à son usage ou en diminuer fortement l’usage.
Lorsqu’un vice caché est établi, l’acheteur peut demander l’annulation de la vente et la restitution du prix ou conserver le bien et demander une réduction du prix.
L’action doit être engagée dans les deux ans suivant la découverte du vice, dans la limite des règles générales de prescription applicables.
Une clause générale destinée à exclure la garantie des vices cachés dans une vente conclue entre un armurier professionnel et un consommateur est juridiquement très risquée.
10. Organiser le retour d’une arme
Le retour d’une arme, d’un élément d’arme ou de munitions ne doit pas être traité comme le retour d’une marchandise ordinaire.
Les CGV et la procédure SAV peuvent prévoir que :
- le client doit contacter l’armurier avant toute expédition ;
- aucune arme ne doit être envoyée spontanément ;
- le retour doit respecter les règles applicables à la détention, au transport, à l’expédition et à la sécurité ;
- l’arme doit être déchargée et conditionnée selon les instructions communiquées ;
- les munitions font l’objet d’une logistique distincte ;
- toute reprise ou tout remplacement donne lieu aux opérations réglementaires de traçabilité ;
- le remplacement par une autre arme reste subordonné à la validité des titres, autorisations et justificatifs nécessaires.
Le respect de ces obligations peut conditionner les modalités pratiques de la reprise ou du remplacement. Il ne permet pas de supprimer un droit légal à réparation, à réduction du prix ou à remboursement.
11. Mettre en place une procédure SAV écrite
Les CGV doivent être accompagnées d’une procédure interne permettant de documenter chaque dossier.
Il est recommandé de prévoir :
- l’enregistrement et la datation de la réclamation ;
- l’identification du client, de l’arme et de son numéro de série ;
- la vérification des titres nécessaires ;
- une fiche contradictoire de dépôt ;
- la liste des accessoires remis avec l’arme ;
- des photographies prises lors de la réception ;
- la description précise du dysfonctionnement et de ses circonstances ;
- un diagnostic technique écrit ;
- une réponse motivée en cas de refus de garantie ;
- le suivi du délai maximal de 30 jours ;
- la traçabilité réglementaire des mouvements de l’arme ;
- un document de restitution, de remplacement ou de reprise.
Cette documentation est particulièrement utile lorsqu’il faut déterminer si le problème existait lors de la délivrance ou s’il résulte d’un événement postérieur.
12. Le médiateur de la consommation : une obligation pour l’armurier
Tout professionnel vendant des biens ou des services à des consommateurs doit permettre à ceux-ci d’accéder gratuitement à un dispositif de médiation de la consommation en cas de litige contractuel non résolu.
L’armurier doit informer le consommateur de l’identité et des coordonnées du médiateur dont il relève.
Ces informations doivent apparaître de manière visible et lisible :
- sur le site internet de l’armurier, y compris s’il s’agit d’un site vitrine ;
- dans les CGV ;
- sur les bons de commande ;
- et, en l’absence de ces supports, par tout autre moyen approprié.
Lorsque la réclamation préalable du consommateur n’a pas permis de résoudre le litige, les coordonnées du médiateur doivent lui être communiquées à nouveau.
13. Un médiateur inclus dans l’adhésion au SNAFAM
Le SNAFAM met à la disposition de ses adhérents un dispositif de médiation de la consommation inclus dans leur adhésion, sans coût additionnel.
Pour bénéficier effectivement de ce service et pouvoir mentionner le médiateur dans leurs CGV et leurs documents commerciaux, les adhérents doivent procéder à l’activation individuelle du dispositif depuis l’espace adhérent du SNAFAM. Cette activation en ligne ne prend que quelques minutes.
Une fois l’activation confirmée, l’armurier doit reprendre exactement le nom, l’adresse postale et l’adresse du site internet du médiateur communiqués par le SNAFAM.
Il ne faut pas mentionner les coordonnées d’un médiateur avant d’avoir vérifié que l’activation de l’adhésion est effective.
Adhérents SNAFAM : activez votre accès au médiateur depuis l’espace adhérent.
14. Quand le consommateur peut-il saisir le médiateur ?
Le consommateur doit avoir préalablement adressé une réclamation écrite à l’armurier et tenté de résoudre directement le litige avec lui.
La demande de médiation doit notamment :
- être présentée dans l’année suivant la réclamation écrite adressée au professionnel ;
- ne pas être manifestement infondée ou abusive ;
- ne pas avoir déjà été examinée ou être en cours d’examen par un autre médiateur ou par un tribunal ;
- entrer dans le champ de compétence du médiateur.
La médiation est gratuite pour le consommateur. Elle vise à rechercher une solution amiable. La proposition du médiateur ne s’impose pas automatiquement aux parties, qui demeurent libres de l’accepter ou de la refuser.
La saisine du médiateur ne dispense pas le client et l’armurier de respecter la réglementation relative aux armes. Une arme ne doit jamais être envoyée au médiateur. Les éventuelles opérations de dépôt, de retour, d’expertise, de réparation ou de reprise continuent d’être organisées avec l’armurier dans le respect des règles de sécurité, de détention et de traçabilité.
A retenir
Les CGV ne permettent pas d’écarter les garanties légales. Elles permettent en revanche de définir une procédure claire, de distinguer le changement d’avis du véritable défaut, de documenter précisément l’état d’une arme d’occasion et d’organiser les retours dans le respect de la réglementation.
Pour les adhérents du SNAFAM, le recours à un médiateur de la consommation est inclus dans l’adhésion. Pensez à activer le dispositif depuis l’espace adhérent, puis à reporter les coordonnées communiquées sur votre site, dans vos CGV et sur vos bons de commande.
Cette note vise les ventes B2C en France. Les ventes entre professionnels et les dépôts-ventes ou mises en relation entre particuliers nécessitent des clauses différentes. Compte tenu des enjeux de sécurité et de police administrative propres aux armes, le SNAFAM recommande de faire valider le modèle définitif de CGV par un conseil juridique avant diffusion.
15. Clause de médiation à insérer dans les CGV
Après activation du dispositif proposé par le SNAFAM, l’adhérent peut insérer une clause construite sur le modèle suivant, en complétant impérativement les champs avec les informations exactes qui lui auront été communiquées :
Réclamations et médiation de la consommation
En cas de difficulté relative à la formation ou à l’exécution du contrat, le client est invité à adresser préalablement une réclamation écrite à :
[Dénomination de l’armurerie]
[Adresse postale]
[Adresse électronique du service chargé des réclamations]
Si cette réclamation n’aboutit pas à une solution amiable, le consommateur peut saisir gratuitement le médiateur de la consommation dont relève l’entreprise :
[Nom exact du médiateur communiqué après activation du dispositif SNAFAM]
[Adresse postale]
[Adresse du site internet]
La demande doit être présentée dans les conditions prévues par le Code de la consommation, notamment dans un délai maximal d’un an à compter de la réclamation écrite adressée au professionnel.
La médiation ne dispense pas les parties du respect des dispositions applicables aux armes, éléments d’arme et munitions. Tout retour physique d’un produit réglementé doit être préalablement organisé avec l’armurier.
En pratique : les documents à prévoir
Pour sécuriser ses ventes et son service après-vente, chaque armurier devrait disposer :
- de CGV distinguant les achats en magasin et les ventes à distance ;
- de l’encadré réglementaire obligatoire relatif aux garanties légales ;
- d’une clause spécifique aux produits d’occasion ;
- d’une fiche détaillée décrivant l’état des armes d’occasion ;
- d’un formulaire d’acceptation séparée des défauts connus ;
- d’une procédure de retour adaptée aux armes et aux munitions ;
- d’une fiche de dépôt SAV ;
- d’une procédure interne de suivi des réclamations ;
- et d’une clause identifiant le médiateur de la consommation activé par l’intermédiaire du SNAFAM.
Textes de référence
- Code de la consommation : articles L. 211-2 et D. 211-2 relatifs à l’information sur les garanties légales ;
- articles L. 217-3 à L. 217-20 relatifs à la garantie légale de conformité ;
- articles L. 221-18 à L. 221-28 relatifs au droit de rétractation ;
- articles L. 612-1 à L. 612-5, L. 616-1 et R. 616-1 relatifs à la médiation de la consommation ;
- Code civil : articles 1641 et suivants relatifs à la garantie des vices cachés ;
- Code de la sécurité intérieure : dispositions applicables à l’acquisition, à la détention et à la traçabilité des armes.
Légal
UE Transparency Register : REG 605649797087-72
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